Le mois du film documentaire à la médiathèque
Projection de films dans le cadre de l'opération nationale
« Le mois du film documentaire ».
Manifestation en partenariat avec la Scène nationale d'Albi et le Centre régional des lettres.
Le Mois du Film Documentaire est une manifestation nationale qui réunit près d’un millier de programmateurs : médiathèques, salles de cinéma, associations, musées... chaque année au mois de novembre avec l'objectif de promouvoir la richesse du cinéma documentaire.
La médiathèque Pierre-Amalric s'associe pour la 6ème fois à cette opération sur le thème :
Le cinéma fait son documentaire
Programmation :
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No popcorn on the floor - de Gaël Mocaër
Mercredi 3 novembre à 20h30 - Projection à la Scène nationale d'Albi
Projection suivie d'un débat avec le réalisateur du film, Gaël Mocaër.
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VHS Kahloucha - de Nejib Belkadh
Vendredi 5 novembre à 17h30 - Projection à l'auditorium de la médiathèque
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Filmbyen - La nouvelle mecque du cinéma - de Pablo Trehin-Marcot
Samedi 6 novembre à 17h00 - Projection à l'auditorium de la médiathèque
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Ciné fleuve - de Charles Antoine de Rouvre
Mercredi 10 novembre à 17h00 - Projection à l'auditorium de la médiathèque
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J'aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma - de Francis Fourcou
Vendredi 12 novembre à 17h30 - Projection à l'auditorium de la médiathèque
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Ouarzazate movie - d'Ali Essafi
Samedi 13 novembre à 17h00 - Projection à l'auditorium de la médiathèque
Du mercredi 3 au samedi 13 Novembre
Médiathèque Pierre-Amalric - Entrée libre et gratuite
Détail de la programmation :
No Popcorn on the floor
Documentaire de Gaël Mocaër
France - 2008 - 1h30 - VF
No Popcorn on the floor nous plonge pendant un an dans les coulisses du seul cinéma indépendant de Bayonne : l'Atalante. Chronique drôlatique de la vie de cette salle pas ordinaire, qui tente de résister encore et toujours à l'envahisseur. Car l'Atalante, c'est un état d'esprit, la lutte contre l'industrialisation et le merchandising : la salle de projection est accompagnée d'une taverne avec son bar irlandais où les spectateurs s'épanchent volontiers, refont le monde, commentent les films, se révoltent ou viennent chercher un peu d'humanité. C'est un cinéma pas comme les autres...
Au fil des jours, on découvre Ramuntxo Garbisu, son tonitruant directeur, face à ses responsabilités. Entre le choix des films, la gestion du personnel et des finances, les mots justes pour réconforter, les coups de gueule... Ramuntxo passe du rire aux larmes, d'une énergie débordante à des moments de doutes, des envies de tout lâcher. A ses côtés, Jean-Georges projectionniste placide, vit au milieu des bobines de films dans la pénombre de sa cabine de projection tandis qu'à la caisse et au bar, Murielle assure. Autour d'eux, une multitude de personnages hauts en couleurs les accompagnent dans leur combat pour une certaine idée du cinéma...
Mais derrière le quotidien de cette joyeuse bande, des questions plus graves se posent: Comment faire face aux pressions de certains distributeurs ? A l'arrivée d'un multiplexe trop proche ? Comment ne pas licencier ? Comment rester indépendant, alors que la moindre erreur peut conduire à la fermeture de la salle ? Confronté à ces réalités économiques complexes, cette petite communauté d'amoureux du cinéma se bat pour continuer de faire vivre le miracle.
Projection suivie d'un débat avec le réalisateur du film, Gaël Mocaër.
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Mercredi 3 novembre à 20h30
Salle Arcé de la Scène nationale d'Albi | Entrée payante
VHS Kahloucha
Documentaire de Nejib Belkash
Tunisie - 2006 - 1h20 - VOSTF
Moncef Kahloucha est peintre en bâtiment... pour gagner sa vie. Mais dans sa ville natale de Sousse, il est beaucoup plus que ce modeste ouvrier. C'est le Cinéaste !
Cet "Ed Wood" improbable est acteur, décorateur, producteur, distributeur, exploitant... de ses propres films. Tournés avec une joie et une passion totale, ses westerns, ses films de gangsters, son "Frankenstein" interdit aux moins de 30 ans et son "Tarzan des Arabes" font le bonheur de ses concitoyens. Ils trouvent dans ce cinéma fait avec eux et chez eux, un rire et un bonheur communicatifs que ce documentaire vous fera partager.
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Vendredi 5 novembre à 17h30
Médiathèque Pierre-Amalric | Entrée libre et gratuite
Filmbyen - La nouvelle mecque du cinéma ?
Documentaire de Pablo Trehin-Marcot
France - 2009 - 54 min - VF
Ville-cinéma créée par Lars von Trier, réalisateur internationalement reconnu pour son audace cinématographique, et Peter Aalbek Jensen, producteur et homme d’affaires incontournable de l’industrie cinématographique européenne, Filmbyen regroupe tous les corps de métier du cinéma, conciliant business et exigence artistique.
Ce documentaire retrace l’histoire de Filmbyen, son mode de fonctionnement, les enjeux artistiques et économiques qu’elle soulève au sein de l’industrie cinématographique mondiale. Un documentaire exceptionnel à la rencontre du cineaste contemporain le plus controversé, auteur de nombreux chefs-d’œuvre : Dancer in the dark, Breaking the waves, et Antichrist, son dernier film scandale à Cannes. Un documentaire universel, illustré de nombreux extraits de films du maître danois, qui permet de comprendre comment on fait un film, à travers l’exemple d’un studio hors du commun, équivalent danois de Cinecitta.
“Je m’intéresse depuis longtemps aux infrastructures de cinéma : Hollywood, Cinecitta... Le cinéma, c’est un artisanat, une industrie ; c’est avant tout quelque chose qu’on fabrique, et qu’on fabrique à plusieurs. L’idée d’une ville du cinéma, c’est donc un peu une idée finale, ultime, qui a immédiatement généré chez moi beaucoup de fantasmes: à quoi peut ressembler ce lieu et comment moi, j’imaginerais une ville du cinéma ? Cette idée d’industrialiser la fabrication d’un film relève du paradoxe. Comment systématiser la production d’un produit, le film, qui est à chaque fois un prototype ? Trouver cette volonté au sein d’une structure aussi alternative que Filmbyen est d’autant plus étonnante. Comment des artistes dont le but est de faire de chaque film une expérience unique finissent par concevoir une fabrique de film ? Ce que je recherche dans le documentaire, c’est essayer de prendre trace avant que les choses ne disparaissent. On a pu faire le point sur cette ville parce qu’on a eu la chance de rencontrer des individus ouverts, qui étaient disponibles et avaient envie de parler. Je voulais faire parler la communauté par la communauté. On obtient une vérité par des vérités qui se croisent, qui se contre-disent également, et qui forment comme un chœur.
Filmbyen, la nouvelle Mecque du cinéma ? est également l’histoire d’un rêve d’enfance. Le rêve d’un homme (Trier) qui devient le rêve de deux hommes (Trier et Aalbæk) puis celui d’une communauté entière. Comment ce désir évolue-t-il ? Comment une chimère prend-elle vie ? Reconnaît-on le fruit de ses entrailles ou le trouve-t-on monstrueux ? Ce sont toutes ces questions qui accompagnent ce documentaire et qui y trouvent leurs réponses.” - Pablo TREHIN-MARCOT, réalisateur.
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Samedi 6 novembre à 17h00
Médiathèque Pierre-Amalric | Entrée libre et gratuite
Ciné fleuve
Documentaire de Charles-Antoine de Rouvre
France - 2004 - 52 min - VF
Chaque année, Richard Guillemet, passionné de cinéma, remonte 300 km de rapides le long du fleuve Maroni, la pirogue remplie de trois tonnes de matériel qui se transforment en ciné-club dans des villages reculés de Guyane... Une belle épopée cinématographique...
“(…) Journal de bord d’une expédition ponctuée d’accrocs mineurs, d’accidents de parcours, d’intermèdes festifs, ce film nous fait découvrir la richesse de la culture locale, le rôle du fleuve comme axe central de communication, et comme lieu de vie quotidienne. Il brosse également en pointillé le portrait d’un passionné qui, à fonds perdus, tente de populariser le septième art dans les endroits les plus inaccessibles (…).” - Hélène Marzolf.
“(…) Chaque année, un ciné-club flottant remonte 300 km de rapides pour projeter en 35mn Kirikou ou Matrix Revolutions jusque dans les villages les plus reculés. Trois tonnes de matériel transportées en pirogue. Le moteur : la passion d’un homme, Richard Guillemet, ancien guide de 33 ans installé en Guyane depuis 1998. Il n’abandonnera que quand "la part de difficulté deviendra plus grande que le plaisir".”
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Mercredi 10 novembre à 17h00
Médiathèque Pierre-Amalric | Entrée libre et gratuite
J'aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma
Documentaire de Francis Fourcou
France - 2004 - 1h30 - VF
Le documentariste Francis Forcou part à la rencontre des exploitants qui tentent de résister à la puissance de feu des multiplexes, en proposant des alternatives artisanales et/ou citoyennes.
Distributeur avisé (Almodovar, Chahine, etc.) et ancien assistant du génial Peter Watkins, Francis Forcou est, en sa position de réalisateur, davantage un habitué de la petite lucarne que des salles obscures. Alors que J’aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma n’est que son deuxième long métrage, voilà pourtant trente ans que Forcou fricote avec le septième art. Au sortir d’une année commercialement florissante (du moins au premier abord, les chiffres ne disant jamais que ce que l’on veut bien leur faire dire), son film témoigne en effet d’une grande connaissance des dessous du milieu. Postulat de base: le visage de la distribution cinématographique s’est trouvé changé depuis l’apparition des multiplexes. D’une part, la fréquentation déclinante a repris progressivement du poil de la bête. D’autre part, revers de la médaille, cette reprise s’est faite aux dépens des petits exploitants– et par extension de leurs rôles de vecteurs sociaux et d’éducateurs populaires. David contre Goliath, initiatives citoyennes Versus grand méchant libéralisme... On connaît la chanson et, depuis Mondovino, on sait qu’elle peut s’appliquer à tous les domaines. Forcou, se sachant œuvrer en terrain conquis d’avance (il y a fort à parier que seuls les spectateurs se sentant concernés, coquetterie de distribution oblige, se rendront dans les salles indépendantes pour voir son documentaire), s’autorise une modestie et une humilité d’artisan éminemment sympathique. Laissant la part belle aux intervenants, respectant la durée de leur parole, se passant fort heureusement de l’artifice du commentaire off et se laissant porter de petits cinémas de Province en "Cinambule" (cet attachant autobus/salle de projection, piloté par un joli petit couple de passionnés), J’aime la vie, je fais du vélo, je vais au cinéma est un film immédiatement aimable et fédérateur.
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Vendredi 12 novembre à 17h30
Médiathèque Pierre-Amalric | Entrée libre et gratuite
Ouarzazate movie
Documentaire d'Ali Essafi
Maroc - 2001 - 57 min - VF
A Ouarzazate, ville de cinéma où se tournent les grands films internationaux, des familles entières vivent de leurs salaires de figurants pour des films qu'elles ne verront jamais... Le constat grinçant d'un cinéma mondial impérialiste et méprisant pour ses prolétaires...
Ouarzazate est une ville de cinéma qui vit des tournages des grands films internationnaux. De Kundun à Astérix, de Gladiator à toutes les versions imaginables de la Bible, la population tout entière fait de la figuration pour des films qu’elle ne verra jamais...
Premiers castings qui rassemblent à la "station" la foule des postulants. Bousculade. Il n’y aura pas de travail pour tout le monde. "Aujourd’hui, pas de place pour ceux qui ont la peau foncée", dit l’envoyé de la production. Vestiaires des figurants, où chacun essaye son costume, pour être selon ce que prévoit le synopsis, mendiant ou croisé, centurion ou esclave. Trois tournages se déroulent simultanément dans la ville.
On suit Nacer et sa famille qui vivent de la figuration et réaménagent patiemment leur maison grâce à leurs salaires de figurants. Cette semaine, il fait le chevalier franc en cotte de maille pour un film italien. Il évoque avec nostalgie les histoires des tournages d’avant, du temps de Pasolini. Il montre en riant les cassettes des films dans lesquels il a joué, identifiant au passage les cousins et les voisins qui font de la figuration.
On suit Mohamed le marabout de la casbah transformé en bourgeois égyptien pour les besoins du tournage d’Astérix, ou Barrabas, qui bougonne dans son costume de scribe trop petit. Là quelques jeunes Marocains rêvent de petits rôles parlants. Tous attendent le prochain casting. Le propos se fait plus amer à mesure que s’exprime la violence des situations : l’arbitraire des sélections, l’attente interminable sur les plateaux, le mépris des Occidentaux pour ces prolétaires du cinéma, corvéables à l’infini.
Que reste-t-il ici du cinéma ? La réponse d’Ali Essafi est dans les derniers plans du film : le dérisoire ciné-club de la ville qui projette les films sur un écran de télévision, et les fauteuils défoncés des deux cinémas de la ville qui ont fermé... Dans les vestiaires et au détour des castings, Ali Essafi regarde vivre le petit peuple des tournages, ses rêves d’Hollywood et ses humiliations. Et, sans quitter l’humour et la dérision, le film dresse le constat grinçant d’un cinéma mondial qui impose ses images et ses façons de voir.
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Samedi 13 novembre à 17h00
Médiathèque Pierre-Amalric | Entrée libre et gratuite