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Les manuscrits
Manuscrits numérisés
Pour des raisons techniques, l'accès aux manuscrits numérisés est momentanément indisponible.
Dans le cadre de l'exposition Le scriptorium d'Albi
(septembre-décembre 2007), 11 manuscrits produits par le scriptorium de Sainte-Cécile ont
été numérisés.
Douze manuscrits supplémentaires ont été numérisés en 2008.
-> Consulter les manuscrits numérisés
Liste des manuscrits numérisés
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Graduel, fin IXe-début Xe
siècle
Albi, bibliothèque municipale, Ms. 44 (30)
Ce Graduel d’Albi, rédigé vers la fin du IXe ou du début
du Xe siècle, est tenu comme le plus ancien des graduels-antiphonaires romano-francs
méridionaux conservés. Son intérêt est double. Il contient d’abord la plus
ancienne attestation de notation musicale archaïque, dite aussi protoaquitaine, qui sera ensuite
adoptée dans tout le midi médiéval. Cette notation se caractérise par des
neumes dont les variations de forme (virgule, point ou trait) traduisent le rythme de la mélodie.
Mais ce Graduel est aussi le plus ancien témoignage connu de la pénétration de
nouveaux usages liturgiques francs dans le Midi.
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Lectionnaire et fragment d'antiphonaire, fin du XIe siècle
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 15 (152)
Ce lectionnaire contient les textes des évangiles classés selon
l'année liturgique. Il est complété en fin de volume par sept folios contenant des
annotations musicales, dont notamment un office inédit de saint Baudile, particulièrement
honoré dans la région nîmoise.
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Collection canonique et office de sainte Cécile, XIIe siècle
Albi,
bibliothèque municipale, Ms. 30 (280)
Ce recueil contient les canons de plusieurs conciles. Il est complété en fin de
volume par un cahier de cinq folios contenant une séquence inédite à sainte Cécile « Congratulamini fideles
hodie ».Cette séquence à Sainte Cécile suit le modèle des proses de la deuxième époque, toutes les phrases
sont parallèles, c’est-à-dire que la mélodie change toutes les deux phrases selon le plan suivant : AA BB
CC… Le style est caractéristique des compositions du XIIe siècle en Aquitaine. Le texte reprend le plan
traditionnel des compositions ecclésiastiques et poétiques du Moyen Age, chants votifs ou chants de
processions. Il commence par inviter les fidèles à se féliciter en ce jour de fête et à chanter des
louanges dans l’église. Il continue sur le mode du récit avec des éléments empruntés plus précisément à la
Vita de sainte Cécile, jusqu’à son couronnement au ciel, lequel est cause de notre joie.
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Apocalypse et Psautier glosé à l’usage d’Albi, 2e moitié du XIe et 1er quart du
XIIe siècle
Albi, bibliothèque municipale, Ms. 45 (27)
Le manuscrit débute par l’Apocalypse de saint Jean, copiée dans une petite
minuscule caroline régulière avec des gloses en marge, puis se poursuit avec les Psaumes, également annotés
d’une main un peu plus tardive. L’usage du Psautier gallican, imposé dans la liturgie des Gaules depuis
l’époque carolingienne, entraîne une organisation fériale du texte que la mise en page indique au moyen
d’initiales ornées de rinceaux digités, de tresses et de palmettes à la tête de chaque jour de la semaine;
L’exceptionnelle page peinte du Beatus Vir (f. 20) présente aux deux extrémités de la lettrine à structure
franco-saxonne des protomes d’animaux aux narines en crochet, ainsi qu’un lion à la robe moucheté. Cette
enluminure est le premier chef d'oeuvre du scriptorium d'Albi, et l'une des plus originales.
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Sacramentaire, première moitié du XIIe siècle
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 5 (109)
Ce sacramentaire – il s’agit du recueil contenant les prières et autres textes
nécessaires à la célébration de l’office – a été conçu à l’usage de l’église d’Albi. L'archidiacre Sicard
s’en proclame le copiste à deux reprises. L’ouvrage témoigne du niveau d’excellence atteint par le
scriptorium cathédral sous l’impulsion probable d’un homme ayant contribué lui-même, en tant que graphiste
inventif et expérimenté, à l’embellissement ornemental d’au moins trois des manuscrits qui y virent le
jour.
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Rituel à l'usage d'Albi, début du XIIe siècle
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 3 (53)
Chef-d'oeuvre, non d'enluminure, mais d'art graphique, pourtant jamais exposé
jusqu'à présent : voici comment pourrait être résumé le lumineux et polychrome rituel d'Albi dû, sans
doute, à la main et au calame de l'archidiacre Sicard. A quatre reprises, le scribe joue de la polychromie
des lettres et des phrases pour mettre en lumière les pages les plus importantes : il s'agit de la
bénédiction des rameaux – fol. 16v -, des litanies pour le baptême – fol. 30-32 -, du rituel du mariage –
fol. 38 -, et enfin de la cérémonie de réception au canonicat avec la prestation de serment du nouveau
chanoine régulier – fol. 43v-44, deux pages particulièrement agréables à l'oeil grâce au jeu des lignes
tour à tour rouges, noires rehaussées de jaune, vertes et bleues.
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Sacramentaire, 1er quart ou début du 2e quart du XIIe siècle
Albi,
bibliothèque municipale, Ms. 6 (101)
Cet exemplaire de luxe, au parchemin ultra fin, est le troisième et dernier
manuscrit subsistant à avoir été signé par l’archidiacre Sicard. A l’inverse de l'autre sacramentaire
(Albi, ms. 5), le parfait état de conservation de ce codex indique qu’il n’a pas beaucoup servi. D’autres
éléments encore invitent à en situer l’exécution à l’apogée du scriptorium d’Albi – lequel coïncida, sans
doute, avec celui de la carrière de Sicard. Ce manuscrit, dont la facture caractéristique trouve un écho
simplifié dans l’Evangéliaire d’Albi (ms. 13), se présente donc comme le chef-d’œuvre du scriptorium de
Sicard.
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Evangéliaire, 1er quart ou début du 2e quart du XIIe siècle
Albi,
bibliothèque municipale, Ms. 13 (129)
Ce manuscrit s’inscrit dans la descendance directe du second sacramentaire d’Albi
(ms. 6) dont il systématise le langage formel en une version purement ornementale, d’une grande épure. La
nature même du texte, un Evangéliaire, l’autorise à développer un jeu visuel sur la lettre « I », car
chaque section du texte, correspondant à la réorganisation du message évangélique selon le calendrier
liturgique, débute en effet par les mots « In illo tempore ». L’austérité apparente du décor est en réalité
le théâtre d’un exercice de style virtuose où se déclinent, dans l’espace étroit des initiales, les
différentes combinaisons possibles du rinceau végétal et du nœud d’entrelacs. Ce manuscrit a été copié,
tout comme le ms. 6, par un scribe talentueux de l’atelier cathédral, sans doute à la demande de Sicard.
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Evangéliaire, premier quart du XIIe siècle
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 23/1 (122)
Le manuscrit s'ouvre par la série des tables des canons (ff.1-8v), sorte de tableau
synoptique des concordances textuelles entre les quatre Evangiles. Six initiales peintes ornent le début
des Evangiles de Matthieu (L, f.16), Marc (I, f.63), Luc (Q, f.96), Jean (I, f.141) et de trois de leurs
préface, prologue ou argument (ff. 9 : P ; 60v : M ; 91 : L). Seule l'initiale de l'Evangile johannique est
dotée d'une illustration. Le I (f.141) est ponctué de trois petits médaillons renfermant en bas la tête de
la Vierge voilée de bleu sombre, au centre celle du Christ auréolée du nimbe crucifère, et en haut une
figure masculine barbue, probablement Dieu le Père.
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Epîtres glosées, premier quart du XIIe siècle
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 23/2 (123)
La cotation moderne laisse penser que ce volume, qui rassemble les Epîtres et les
Actes des Apôtres, constitue le second volet néotestamentaire des Evangiles [Albi, Ms. 23/1 (122)]. Les
deux tomes ont en fait été conçus séparément, avant de se trouver réunis dans la bibliothèque du chapitre
cathédral d’Albi à une époque indéterminée. La comparaison de ces Epîtres glosées avec des œuvres produites
en Italie centrale durant la seconde moitié du XIe siècle laisse apparaître une évidente parenté :
l’analyse stylistique et paléographique révèle en effet l’origine transalpine de ce manuscrit. Le manuscrit
a été repris sur place après son arrivée en France, comme le prouve l’écriture des gloses marginales et
interlinéaires ajoutées au XIIIe siècle.
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Diurnal et rituel, seconde moitié du XIIe siècle
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 9 (26)
Ce manuscrit contient à la fois un diurnal, c'est-à-dire la prière des offices de
la journée, et un rituel, en l'espèce le texte des rites du baptême, du mariage, des enterrements et
différentes prières et bénédictions spécifiques. Si l'origine méridionale du manuscrit ne fait pas de
doute, il n'est en revanche pas certain qu'il ait été produit à Albi même. En effet, si le manuscrit est
albigeois, il s'avère d'une qualité très grossière, notamment en comparaison des manuscrits du début du
XIIe siècle ; s'il n'est pas albigeois, ce qui semble le plus probable, cela signifie qu'il n'y a plus de
scriptorium digne de ce nom à la cathédrale Sainte-Cécile à la fin du XIIe siècle et que les chanoines
d'Albi sont obligés de se procurer et de faire venir des manuscrits d'autres ateliers.
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Miscellanea contenant une mappemonde (VIIe - VIIe siècle)
Albi,
bibliothèque municipale, Ms. 29 (115)
Ce manuscrit en écriture visigothique, originaire de Septimanie ou d’Espagne,
contient l’une des deux plus anciennes mappae mundi conservées (l’autre étant celle du manuscrit Vatican,
Bibl. Apostolica Vaticana, Vat. lat. 6018, f. 63v-64r, fin VIIIe-début IXe siècle) qui est justement
fameuse. Ce genre de cartographie qui trouve son origine dans l’Antiquité tardive, a pour objet la
représentation de la partie habitée du globe terrestre, ce que les Grecs appelaient l’œcumène et les Latins
l’orbis terrarum.
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Collection canonique d'Albi (880-890)
Albi, bibliothèque municipale,
Ms. 2 (147)
L'exemplaire albigeois de la Collectio canonum Albigensis est écrit en minuscule
caroline et a été daté par les spécialistes du IXe ou du Xe siècle. Une comparaison attentive avec les
autres manuscrits de même origine également conservés à Albi conduit à proposer la date de 880-890. Dans
leurs parties communes, les deux manuscrits de Toulouse – Ms. 364, voir notice précédente - et d'Albi sont
tout à fait identiques. La comparaison établit clairement que le manuscrit d'Albi a été copié sur le
manuscrit de Toulouse par un scribe qui interprète à peu près correctement l'onciale, tout en étant
incapable d'apporter à son modèle la moindre correction intelligente. Il est certain cependant que la copie
a été collationnée par un correcteur qui a comblé certains passages laissés en blanc par le premier scribe.
En outre, il semble que, lors de la transcription de la copie d'Albi, le modèle de Toulouse avait déjà
perdu le quaternion XX.
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Mélange de textes exégétiques (vers 800)
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 39 (77)
Actuellement, sept exemplaires de ces mélanges de textes exégétiques sont
identifiés, et celui d'Albi est tenu pour être le plus ancien, ayant été rédigé entre la fin du VIIIe
siècle et le début du IXe siècle. Cela prouve le succès et la large et rapide diffusion de ce corpus de
textes : considérant que le taux de survie des manuscrits du IXe siècle communément admis est de 5 à 10 %,
force est de constater qu'il a dû exister plus d'une cinquantaine d'exemplaires de ce recueil, ce qui est
considérable et rarissime pour cette l'époque. Une telle occurence laisse penser que le recueil fut conçu,
compilé, copié, recopié et mis en circulation de manière officielle. Par ailleurs, il n'y a pas de liens
notables entre les sept copies, preuve supplémentaire de la large diffusion de ce corpus.
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Collection canonique dite « Vetus Gallica » (vers 810)
Albi,
bibliothèque municipale, Ms. 38 bis (61)
Ce manuscrit, par son contenu, est l'un des plus originaux de cette période, car il
regroupe plusieurs textes très variés, qui traduisent tous les élans de réforme qui traversent l'Église
carolingienne. La première partie du recueil comprend la version méridionale de la collection canonique
dite Vetus Gallica – fol. 1-31. Les collections canoniques regroupent la liste des décrets – appelés
canons, d'où le nom des recueils – des différents conciles de la chrétienté. Certaines de ces collections
présentent de manière chronologique seulement les conciles d'une région donnée : la plus ancienne
collection pour la Gaule franque et celle qui a eu l'influence la plus considérable est la Vetus Gallica.
Elle reste la source principale pour la connaissance des conciles bourguignons de Lyon, Mâcon et Autun.
Répandue dans tous les royaumes francs, elle a fait l'objet de nombreuses rédactions et aujourd'hui treize
manuscrits complets et neufs partiels sont identifiés.
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Collection canonique dite « Vetus Gallica » (IXe - Xe siècle)
Albi,
bibliothèque municipale, Ms. 38 (59)
Le copiste qui a rédigé ce manuscrit s'est en fait servi à la fois du Ms. 2 et du
Ms. 38 bis, auquel il a apporté quelques corrections orthographiques. Du manuscrit 2, il reprend la
collection des canons des premiers conciles (Nicée, Chalcédoine, Carthage, Ancyre, Laodicée), mais néglige
les décrétales et les conciles gaulois. La collection, dite du pseudo-Denys, s'ouvre au folio 35 par la
préface de Denys à la seconde rédaction de son recueil conciliaire. Elle se termine au folio 114 : Explicit
synodus Cartaginensis.
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Sacramentaire (quatrième quart du IXe siècle)
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 4 (110)
Le sacramentaire est le livre liturgique du célébrant ; il contient les prières que
celui-ci doit prononcer au cours de chaque célébration eucharistique. Ces prières, appelées aussi oraisons,
sont de deux types : il y a tout d'abord les pièces du canon de la messe qui constituent un ensemble
invariable utilisé à chaque eucharistie au moment de la consécration des Saintes Espèces ; certaines des
prières du canon peuvent être adaptées pour le lieu d'utilisation du manuscrit, notamment pour l'insertion
du nom des saints. Ensuite, pour chaque jour du temporal (cycle de Noël, cycle pascal, etc...) et sanctoral
(fêtes des saints), les autres oraisons sont regroupées en formulaire dont la composition la plus fréquente
est : collecta (mention peu fréquente dans les manuscrits du haut Moyen Âge) prononcée en début de
célébration juste après l'antienne d'introït et qui a pour but d'annoncer la thématique du jour ; la
secreta (ou super oblata) qui glorifie les offrandes faites au moment de l'offertoire ; la post-communion
(ou ad complendum) qui, comme son nom l'indique, clôt la célébration eucharisitique par une invocation
adressée au Seigneur.
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Pontifical (deuxième quart du Xe siècle)
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 34 (20)
Le pontifical est le livre liturgique qui contient tous les textes et offices
exclusivement réservés à l'usage de l'évêque ; c'est pourquoi, il est aussi appelé le livre de l'évêque. Ce
type de manuscrit se constitue au cours du IXe siècle, à la faveur de la réforme liturgique menée par les
carolingiens. Aujourd'hui, seuls huit pontificaux complets sont identifiés pour le Xe siècle, et celui
d'Albi est d'une part l'un des plus anciens, et d'autre part celui qui se présente sous le format le plus
petit - 210 x 170 mm - : c'est dire la rareté et la préciosité de ce manuscrit liturgique.
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Collection canonique (IXe - XIe siècle)
Albi, bibliothèque
municipale, Ms. 37 (60)
Cet autre exemplaire présente surtout un intérêt pour l'histoire des origines du
chapitre de la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi. Il comprend en effet les textes fondateurs de
l'organisation et de la réforme des chapitres cathédraux à l'époque carolingienne, qui régissent la vie du
chapitre d'Albi du IXe siècle jusqu'à la réforme grégorienne du XIe siècle.
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Martyrologe obituaire (XIe - milieu du XIIe siècle)
Albi,
bibliothèque municipale, Ms. 7 (102)
Le manuscrit lui-même, c'est-à-dire la transcription du martyrologe, date de la
seconde moitié du XIe siècle. Les lettres capitales du folio d'incipit se retrouvent par exemple dans
d'autres manuscrits albigeois de cette époque. En outre, deux terminus ad quem sont donnés par deux très
courts textes ajoutés au bas du dernier folio du martyrologe. Le premier est une donation de l'archidiacre
Vivian, attesté par d'autre actes entre 1060 et 1080. Le second contient le déguerpissement par Raimond
Gautier des biens qu'il tenait de l'église Sainte-Cécile d'Albi. Son contenu linguistique, mélange de latin
et de tous premiers termes en langue d'oc, l'apparente aux plus anciens textes en langue vernaculaire datés
du tout début du XIIe siècle. Par ailleurs, parmi les témoins, Sicart Cairel, apparaît dans une autre
donation datée autour de 1110 ; Bernard Estève, prévôt, figure en 1105 dans le cartulaire du prieuré de
Ségur. Le texte du martyrologe a donc été rédigé dans le troisième tiers du XIe siècle.
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Obituaire (vers 1410)
Albi, bibliothèque municipale, Ms. 8 (111)
Des quatre obituaires, celui-ci est sans doute le plus connu et le plus cité, car
c'est indéniablement le plus intéressant. C'est en effet celui qui recèle le plus d'informations sur la
construction de la cathédrale gothique. Rappelons que c'est en grande partie grâce à une étude minutieuse
de cet obituaire que Jean-Louis Biget a pu dresser une chronologie détaillée de la construction de la
cathédrale gothique. La date de rédaction de ce manuscrit correspond en outre à la période d'apogée de la
pratique obituaire. Il est cependant incomplet : les feuillets correspondants aux six premiers jours de
janvier ainsi que du 10 au 15 mars sont manquants. Cette lacune est partiellement compensée par les
mentions reportées sur l'obituaire de 1604.
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Strabon, De geographia (1458-1459)
Albi, bibliothèque municipale,
Ms. 77
Le Strabon d'Albi est considéré comme l'un des plus célèbres manuscrits de la
Renaissance italienne, pour l'intérêt de son texte, la beauté de sa calligraphie et de ses lettrines, pour
le prestige de sa provenance et surtout pour la somptuosité de ses deux enluminures de pleine page. Le
volume contient la première traduction en latin du traité de géographie de l'historien grec Strabon (64 av.
J.-C. - 20 ap. J.-C), entreprise par l'humaniste Guarino da Veronese (1374 – 1460) à la demande du pape
Nicolas V, et poursuivie après la mort de ce dernier grâce au mécénat du doge vénitien Jacopo Antonio
Marcello (1398 - 1464). Le manuscrit d'Albi est la copie de prestige que Marcello fit exécuter pour René
d'Anjou (1409 – 1480), qu'il avait soutenu dans ses prétentions au trône de Naples et avec qui il
partageait le goût des textes classiques et des beaux livres. Il fit placer deux peintures en début de
volume pour rappeler ces circonstances.
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Le livre des échecs moralisés
Albi, bibliothèque municipale, Roch.
Ms. 104
Le livre des échecs est un traité de morale destiné à l'enseignement des princes.
Chaque homme y a une place selon sa condition, comme les pions des échecs. Ecrit vers 1260-1270 par le
moine Jacques de Cessoles, cet ouvrage connut un grand succès durant tout le Moyen Âge – plus de deux cents
manuscrits connus, en plusieurs langues. Cette traduction en français antérieure à 1350 est due à Jean de
Vignay, né vers 1285, traducteur fécond mais pas toujours fidèle. Ce manuscrit a appartenu au XVIe siècle à
Pierre Héliot, puis fut acquis par Henry Paschal de Rochegude qui a légué toute sa bibliothèque à la ville
d'Albi en 1834.
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